30/05/2012

Coup de mou

Hier, j'étais à deux doigts de mettre fin à ce blog.

J'ai assisté au spectacle (navrant) de la France qui se déchire. Après un épisode d'agacement et de découragement je reprends mon clavier pour crier STOP !!!

Vous donnez tous raison à Sarkozy : il a tout fait pour qu'on en arrive là. Cinq années ont réussi à faire en sorte qu'une moitié des français (et chacune son tour) lance des attaques plus ou moins basses sur l'autre moitié. Le peuple n'y est pour rien : seuls les élus sont responsables. Quand on attaque l'UMP - souvent à juste titre - il faut bien préciser que seuls Sarko, Copé, Bertrand, Morano, NKM et quelques autres méritent vraiment les critiques. Ce sont eux qui ont laissé cette marque honteuse sur les français. Par leur violence verbale, par l'inconvenance de leurs propos. A gauche Aubry n'est pas une sainte non plus, et ses gesticulations de frustrée ne sont pas la meilleure image que peut donner le PS. Quant à Lepen, elle devient la grande bénéficiaire des attitudes populistes outrancières de Mélenchon.

Alors, ne nous laissons pas entraîner dans des surenchères stériles de mots.

Une nouvelle présidence et un nouveau gouvernement ont été mis en place. Laissons-les travailler un peu avant de critiquer. Pour le moment, pas de réel faux-pas, et je dirais même - si cela tient dans le temps - un effort ostensible de montrer du "normal" dans les comportements. Quand même, jamais ce mot "normal" n'aura autant été mis en exergue : il aura donc bien fallu que Sarkozy et son aréopage aient vraiment dévoyé l'exercice de  l'état pour qu'on sorte ce mot de sa banalité.

Donc, je croyais pouvoir me taire et être simple spectateur de notre France. Mais non, j'ai gardé toute ma faculté d'indignation et de révolte.

Français, reprenez vos esprits !

28/05/2012

Vous avez dit écologie ?


Seuls les plus de 50 ans peuvent comprendre... ! et encore pas tous !!!!


A la caisse d'un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l'écologie et lui dit:

- « Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ! »

  
La vieille femme s'excuse auprès de la caissière et explique :  

- « Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps. »


Alors qu'elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :  

- "Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps !
"

 Un peu énervée, la vieille dame fait observer qu'à l'époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau. Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique. Elle ajoute : 

- « De mon temps, on montait l'escalier à pied: on n'avait pas d'escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues : on marchait jusqu'à l'épicerie du coin. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.


On ne connaissait pas les couches jetables : on lavait les couches des bébés. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans un machine de 3 000 watts. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour sécher les vêtements. On ravaudait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sur à l'autre.


Mais, vous avez raison, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. On n'avait qu'une TV (quand on en avait) ou une radio dans la maison ; pas une dans chaque chambre. 
Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas. On avait un réveil qu’on remontait le soir. Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit.


Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

On n'avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou autoportées : On utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon. On travaillait physiquement ; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.


On buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif. On n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter. On remplissait les stylos dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo. On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.


Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l'école à vélo ou à pied au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 heures sur 24. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.


On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.


ALORS, NE VIENS PAS ME DONNER DES LECONS DE COMPORTEMENT ET ME FAIRE...  CULPABILISER, AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGISTE ! »

Alerte disparition (très sérieux)


26/05/2012

Pô pô pô ... 50 ans purée de nous zôt *!

Je suis né il y a 62 ans dans un département français disparu.. Et voilà qu'au travers d'un entre-filet de France info j'en prends conscience.
Je suis donc né à la maternité du Jardin d'Essais* à Alger. Second d'une fratrie de quatre garçons, fils de gens ordinaires, enfants eux-mêmes voire petits enfants de "déjà pieds noirs". Mes ancêtres se sont retrouvés là-bas grâce aux bons soins de notre république qui y envoyait alors les indésirables de la France  ou d'Espagne (contestataires, grévistes et autres). Donc aucune intention de colonisation ni de projet d'enrichissement. Seulement une petite vie à construire, à créer de toute pièce. Et c'est ce qu'ils ont fait, humblement et en bonne intelligence avec les "indigènes*". Les quatre premières années de ma vie se sont bien passées toutes en jeux d'enfants avec mes frères, couvés par une maman pied-noire digne des meilleures caricatures.

1954 a été le début d'une période qui m'a semblé très... bizarre.

Je ne comprenais pas que tout à coup mes parents devenaient fébriles : on entendait des bruits inquiétants, de façon sporadique au début, puis de plus en plus fréquents. Mon père, qui travaillait comme petit fonctionnaire "faisait"  les 3/8. Et je me souviens des inquiétudes que ma mère nous retransmettait dès qu'il avait un peu de retard. Mais nous, enfants,  vivions sans trop comprendre et profitant quand même de la plage à Staloueli ou Sidi Ferruche ou au Rocher Noir*, des brochettes-parties entre amis et famille, des copains de classe "patos*" ou "arabes*". Et puis vers 1958/59 on a commencé de façon répétée à ne pas pouvoir aller à l'école : manifestations, attentats, ratonnades... Les "événements*". L'apothéose s'annonçait !

1961 le départ avant les autres...

Mon père, je ne l'ai su que bien plus tard, du fait de sa profession, faisait partie de ceux que les algériens avaient pris pour cible. Il nous a donc très rapidement fallu fuir. Dans notre malheur, nous avons eu une chance que beaucoup n'ont pas eue : encore, grâce au boulot de mon père, nous avons atterri en Tunisie. Et nous avons donc eu la chance de prolonger de façon heureuse (plus heureuse!) notre vie en Afrique de nord. Nous avons pu profiter de la douceur de Bizerte. Petite anecdote, j'avais comme camarade de classe un certain Bertrand Delanoë. Il avait déjà la facilité d'élocution que tout le monde connaît maintenant...

2012 j'entends encore parler les Pieds-Noirs

J'ai, comme beaucoup la nostalgie le souvenir vivace de mon enfance dans ce magnifique pays qu'est encore l'Algérie. Mais depuis j'ai beaucoup lu, discuté avec mon père de ce qui c'était passé... Et j'avoue, quitte à m'attirer les foudres de beaucoup, que j'ai compris certaines choses.
Certes, ce pays était un peu le nôtre : nous y avions apporté les structures administratives, commerciales, éducatives..., mais nous avions apporté aussi notre idée de la démocratie, et cette belle idée de la France qu'est la souveraineté nationale ainsi -contradictoirement- que nos méthodes guerrières. N'avions-nous pas enrôlé ces algériens dans notre propre guerre de libération contre les allemands ? N'avions-nous pas fait de-même pour une moins noble cause en Indochine. C'est là-bas qu'on a appris aux algériens à se battre pour contre des gens qui luttaient pour obtenir leur souveraineté ? Nous avons nous-même introduit le germe de la contestation, du refus de l'occupation.

Alors, si l'on peut regretter de ne plus être "chez soi", si l'on peut regretter un mode de vie atypique mêlant culture paysanne française, espagnole et arabe, il faut quand même apprendre à tourner la page. Personne ne peut dire qui a été le plus propre dans cette sale période des "événements*". Je n'aime pas les commémorations, ces moments où il faut à tout prix se replonger dans des souvenirs pénibles, où il FAUT pleurer les morts. La vie, c'est aujourd'hui, demain. Pas hier. Jamais. Ce qui est fait est fait et rien ne permettra de refaire l'histoire : mon grand-père a fait Verdun, mon père a fait la Libération. Je sais donc de quoi je parle : je ne les ai jamais entendu nous rebattre les oreilles de tout ça. Ce que j'en sais c'est pour les avoir questionnés. Ils avaient simplement fait leur devoir de français. Point !

Et maintenant j'entends, avec un accent forcé, ces "pôvres*" pieds-noirs, se lamenter et ressasser encore et encore, "mon pays". Et, moi ça me file le bourdon. Ces pauvres gens qui ne sauront jamais tourner la page et prendre le temps de jouir de ce que la république offre à leurs descendants. Ce n'est pas toujours joyeux, voire enthousiasmant ... mais c'est la vie. La vie.

Pensez simplement aux camps de harkis, ou (moins connus) les camps de vietnamiens (renseignez-vous sur le camp de Sainte Livrade sur Lot dans le 47)

* J'ai utilisé ces mots comme "preuves" de ce que j'écris.

Déçu... déjà ?

Eh bien oui, je me sens bizarre. Entre espoir entretenu par les premiers agissements du gouvernement (Hollande, Vals, Peillon...) et découragement de voir les postures du PS.

Comment admettre l'attitude du PS par rapport à des acteurs importants de notre vie politique. Et les victimes ne sont pas des moindres :

• François Bayrou. Le sage parmi les sages. L'initiateur des éléments primordiaux du programme socialiste : moralisation de la politique, assainissement des comptes de l'état, ...

• René Dozières. Celui qui n'a jamais baissé les bras pour dénoncer les malversations du clan Sarkozy...

Il y en a sûrement quelques autres dans ce cas qui ont œuvré à la réussite de la victoire de Hollande.

Alors, je ne remets pas en cause les actions des débutants du gouvernement dont les intentions semblent louables (pour le moment).

Mais je m'insurge contre l'attitude inqualifiable du PS et de Martine Aubry en tout premier chef.

Amis citoyens, réveillez-vous !