22/05/2012

Erreur ! : avec ou sans majuscule ?

On avait promis de rester vigilants. Donc il faut tout observer à la loupe.
Mon accroche semble bizarre..., et bien c'est voulu. La preuve, vous lisez ce billet.
Voilà de quoi il s'agit.
Passé la consultation quotidienne sur internet des media internationaux, nationaux, locaux, il me reste un article en travers de la gorge. Bien sur, la presse dite de gauche fait essentiellement du narratif, et on est bien au courant de l'acharnement contre Mme Taubira, du pragmatisme de Vals, de la satisfaction du Président au G8, et ainsi de suite. Intéressant et utile à savoir, tout ça...

Pour compléter le tour de l'info, et parer à toute attaque perfide de l'UMP, je consulte aussi la presse dite de droite. Et là, le Figaro - pour ne pas le nommer - nous fait part d'une info que je n'ai retrouvée nulle part ailleurs : notre Président est arrivé en retard à la séance du sommet de l'Otan consacrée à l'Afghanistan. Pour vous éviter d'aller sur le site, et vous faire gagner du temps, voici l'extrait de l'article en question :

"Une journaliste française, Laurence Haim de Canal + et i-Télé, admise dans la salle avec le «pool» de reporters, a raconté: «Il y avait un siège vide, et un seul, pendant l'intervention du président Obama, celui de François Hollande. Il est arrivé après son discours.» En sortant de la salle, Laurence Haim a entendu le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, déclarer: «Il faut expliquer les choses.» Il semble que l'explication de cet impair soit un peu délicate à donner du côté français. En premier lieu, l'entourage du président a invoqué ses rencontres dans la matinée avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et le président polonais, Bronislaw Komorowski, qui auraient traîné en longueur. Les conseillers de François Hollande ont ensuite expliqué que la sécurité du président américain n'avait pas autorisé leur délégation à entrer dans la salle pendant l'intervention d'Obama, afin de ne pas la perturber. Ils minimisent ce faux pas protocolaire en soulignant qu'il ne s'agissait pas du discours en séance plénière, auquel François Hollande a bien assisté. Cela fait tout de même beaucoup de bruit pour démentir qu'il y ait eu le moindre incident diplomatique à Chicago."

On sait tous que notre Président a un fâcheux défaut : celui d'être assez systématiquement en retard à ses rendez-vous. Là, ça fait un peu tâche. Bon, vu que l'info vient du Figaro, je garde une certaine distance par rapport à ces propos. Mais c'est là que se justifie mon titre : Grosse erreur ou petite erreur ?

J'aimerais ne pas avoir à lire ce genre de chose. C'est moins grave que les casseroles du précédent quinquennat mais quand même. (A ce sujet, avez vous lu ça ?)

Alors, on a beaucoup glosé la Rolleix de Sarko, mais celle de Hollande, c'est quoi ? Elle est made in RPC ? Moi je rajouterais un article dans la Constitution qui obligerait le Président de la République Française à porter une montre digne de ce nom (Made in EEC par exemple) !

Petite précision quand même : tout ce que je viens de raconter est du "second degré". Quoi que...

21/05/2012

600 !

Vous êtes 600 a avoir eu l'indulgence de lire les quelques billets que j'ai commis.

Merci à toutes et tous, et revenez-y...

Et hop ! une citation

Cette fois on fait dans le littéraire. Quoi que...

 « Voudriez-vous me dire, s'il vous plaît, par où je dois m'en aller d'ici ?
   — Cela dépend beaucoup de l'endroit où tu veux aller.
   — Peu importe l'endroit...
   — En ce cas, peu importe la route que tu prendras.
   — ... pourvu que j'arrive quelque part », ajouta Alice en guise d'explication.
   « Oh, tu ne manqueras pas d'arriver quelque part, si tu marches assez longtemps. »

Alice rencontre le « Minet-du-comté-de-Chester » dans un bois.
Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll

Quelles législatives ?

J'ai peur que les français aient perdu de vue le véritable enjeu de ces élections dont la campagne démarre aujourd'hui. Nous allons élire nos députés aux fins de légiférer sur nos institutions et surtout notre avenir. Il est donc bon de revenir aux fondamentaux pour éviter de se laisser entraîner comme certains le voudraient dans une bataille de mots et autres petites phrases...
J'ai donc pris le temps d'aller consulter pour vous le site de l'Assemblée Nationale pour y retrouver les textes et définitions nécessaires à une bonne compréhension des enjeux. Cela pourra paraître un peu abscons ou simplement rasoir, mais ça n'en est pas moins un exercice incontournable si l'on veut s'exprimer non pas de façon bêtement partisane mais en toute connaissance de cause. Après tout c'est aussi et avant tout notre devoir de citoyen.
Ceci étant posé, voici quelques extraits des textes officiels que je soumets à votre lecture :


Définitions et organisation de la République :

La Constitution du 4 octobre 1958 a été conçue pour mettre un terme aux excès du régime d’assemblée, dans un contexte marqué par l’incapacité de la IVème République à affronter les crises de la décolonisation. 
Au centre se trouve le Président de la République, « clé de voûte des institutions ». Il assure, par son arbitrage, « le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». Son autorité s’est progressivement renforcée. Le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement, lequel « détermine et conduit la politique de la Nation ». Le Parlement est constitué de deux assemblées, l’Assemblée nationale et le Sénat, qui examinent et votent les lois, contrôlent le Gouvernement et évaluent les politiques publiques. L’Assemblée nationale, élue au suffrage universel direct, joue un rôle prédominant puisque, dans la procédure législative, elle tranche en cas de désaccord avec le Sénat et peut, en outre, renverser le Gouvernement La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 a renforcé les pouvoirs du Parlement. 

Sur la cohabitation :

Dans les situations de « cohabitation », c’est-à-dire lorsqu’une majorité hostile à sa politique est élue à l’Assemblée nationale, il en va autrement. Le Président de la République doit choisir le Premier ministre en son sein pour que le Gouvernement dispose du soutien de l’Assemblée. S’agissant des ministres, la pratique a montré que le Président de la République dispose tout au plus d’un droit de veto pour certaines fonctions dites de souveraineté. Dans le domaine de la politique intérieure, l’influence du chef de l’État se trouve réduite. Ce n’est que dans le domaine de la politique étrangère, pour lequel la Constitution lui reconnaît des pouvoirs propres, qu’il conserve l’essentiel de ses prérogatives. Encore doit-il les exercer en concertation avec le Premier ministre.

Sur l'Assemblée Nationale et donc les députés pour lesquels nous allons voter :

L’Assemblée nationale dispose de pouvoirs plus étendus que ceux du Sénat :  
• elle seule peut mettre en cause la responsabilité du Gouvernement en lui refusant sa confiance ou en votant une motion de censure (dans la même logique, seule l’Assemblée nationale est susceptible d’être dissoute par le Président de la République) ;  
• en cas de désaccord avec le Sénat, le Gouvernement peut décider de donner à l’Assemblée nationale le « dernier mot » dans la procédure législative (sauf pour les lois constitutionnelles et les lois organiques relatives au Sénat) ;
•la Constitution attribue à l’Assemblée nationale une place prépondérante dans l’examen du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale se traduisant, d’une part, par une exigence de dépôt en première lecture devant l’Assemblée et, d’autre part, par l’octroi de délais d’examen plus longs à l’Assemblée.


Ceci exposé, on se rend compte de l'importance que revêtira notre attitude devant les urnes. Deux attitudes sont possibles :

• On n'est pas en désaccord profond sur les grandes lignes politiques acceptées lors de l'élections présidentielle, et/ou on y adhère pleinement et il n'y a pas à hésiter. On donne alors tout simplement au Président et à son gouvernement la majorité nécessaire à l'application de ce pourquoi nous avons voté majoritairement le 6 juin 2012.

• On est en désaccord profond et on fait un choix d'opposition systématique.

C'est simple, booléen et irrémédiable.

Pour mémoire, deux personnages qui bénéficient d'un fort coefficient de crédibilité de la part des français, François Bayrou et Dominique de Villepin, se sont ouvertement prononcés contre une cohabitation qui n'aurait aucun sens et serait même dangereuse pour notre pays.

Cela incite à la réflexion. Non ?

20/05/2012

Citation du jour

"C'est toujours les mêmes qu'on cite, pas étonnant qu'ils soient connus."
Alfred Adam, Le Président (1961), écrit par Michel Audiard

Je ne sais pas vous, mais pour moi Michel Audiard a fait pratiquement tout dire à ses personnages. Il me manque autant que Coluche et John Lennon...