26/11/2012

Et vous, vous feriez quoi ?

Pour ma part, je ne suis pas politicien ni de droite. Donc je parle librement.

A la place de Fillon ou de Copé, après avoir autant semé la pagaille, après en avoir autant dit, après les noms d'oiseaux et les suspicions, ben je crois que je disparaîtrais de la vie politique et me fondrais dans le néant.

J'aurais trop honte en tant qu'homme de m'être autant donné en spectacle. Les dés, tous deux le savaient dès le départ, étaient pipés. Copé, fils naturel de Sarkozy, était, on s'en doutait prêt à toutes les bassesses, toutes le compromissions possibles pour y arriver. Donc pour lui je n'ai aucune surprise. l'inverse seul m'eut étonné. Quant à Fillon, que je ne peux désapprouver totalement, je lui reproche bien plus d'avoir manqué de flamboyance et d'énergie dans sa contestation du résultat.

Maintenant, il est vrai que dans les deux camps on peut revendiquer apparemment des irrégularités dans certains bureaux de vote. Pas net du tout.

Quand à la COCOE, quelle vaste fumisterie : une instance pareille qui admet ses erreurs et qui pour autant refuse de revenir sur sa décision : on frise le ridicule.

Ah ils avaient beau jeu de critiquer le PS du congré de Reims. Ils ont aussi abusé de quolibets sur la dernière primaire de gauche. Ben vaut mieux se faire tout petit maintenant.

Et puis au final, quand on a assisté à cette vaste pitrerie, on comprend mieux pourquoi notre pays est dans cet état...

Donc, je serais Fillon ou Copé, je disparaîtrais vite vite dans une campagne déserte pour y élever des ânes. Pas sur qu'ils y arriveraient.

Mais c'est vrai : je ne suis ni politicien ni de droite....

07/11/2012

Bizarre quand même

Voilà, Obama est ré-élu. Et c'est tant mieux.
On a échappé à un calamiteux Romney. Bien sur rien n'est joué...

Le monde entier se réveillerait presque le sourire aux lèvres.

Et pourtant on est quand même un peu dans la mouise chez nous...

Et pourtant là-bas en Syrie le carnage continue...

Et pourtant Haïti se débat encore (et toujours) dans sa misère chronique...

Et pourtant demain un nouveau président chinois (ne) va (pas) être élu...

Et pourtant Archos va supprimer le quart de ses effectifs...

Et pourtant Poutine est toujours là...

Tant pis !

08/10/2012

Voilà ce qu'on trouve sur le WEB

Je retransmets in extenso ces quelque lignes trouvées au hasard des mails que l'on me retransmet. J'avoue que si cela reflète le mal-être de certains, il va falloir trouver de bons arguments pour tout remettre en place.
Lisez-attentivement et faites-moi part de vos réflexions. Bien sûr les trolls de tout ordre peuvent s'abstenir. Mais j'aimerais avoir les commentaires de Juan, Jegoun, Philippine, Melclalex, RosaL et tous les autres...

Voilà le texte :

" - Où est la justice sociale quand on repousse l'âge légal de la retraite alors que tout étranger de 65 ans n'ayant jamais travaillé ni cotisé en France, a droit à une retraite de 780 euros par mois dès son arrivée ?
- Où est la justice sociale quand une femme de paysan ayant travaillé 50 ans à la ferme, n'a pas droit à ces 780 euros au prétexte que son mari et elle dépassent le plafond de 1200 euros de minimum vieillesse pour un couple ?
- Où est la justice sociale quand la sécu en faillite continue de payer à l'étranger, sans le moindre contrôle, des retraites à d'innombrables centenaires disparus depuis des lustres ?
- Où est la justice sociale quand l'Aide Médicale d'Etat soigne 220000 sans papiers chaque année, à raison de 3500 euros par malade, alors que la sécu ne dépense « que » 1600 euros par affilié qui travaille et cotise ?
- Où est la justice sociale quand des étrangers bénéficient de la CMU et d'une mutuelle gratuite, alors que 5 millions de Français n'ont pas de mutuelle, trop riches pour bénéficier de la mutuelle CMU mais trop pauvres pour s'en payer une ? 30% des Français ont différé leurs soins en 2011 !
- Où est la justice sociale quand on sait que 10 millions de fausses cartes Vitale sont en circulation et permettent de soigner des milliers d'étrangers sous une fausse identité, au détriment des ayant droit ?
- Où est la justice sociale quand la France entretient des milliers de polygames, certains d'entre eux percevant plus de 10000 euros par mois sans travailler, alors que la polygamie est interdite et que nos comptes sociaux sont dans le rouge ? 
- Où est la justice sociale quand une famille nombreuse étrangère est prioritaire pour un logement social, alors qu'un jeune couple français doit attendre sept ou huit ans son premier logement pour avoir un enfant ?
- Où est la justice sociale quand on sait qu'un million de faux passeports, donnant droit à la manne sociale, sont en circulation sur les sept millions de passeports biométriques soi-disant «infalsifiables» ?
- Où est la justice sociale quand un Français né à l'étranger doit prouver sa nationalité à l'administration, ce qui se traduit souvent par un véritable parcours du combattant, alors qu'on brade chaque année la nationalité française avec des milliers de mariages blancs ?
- Où est la justice sociale quand on accueille chaque année plus de 200000 étrangers non qualifiés, dont notre économie n'a nul besoin, alors que la pauvreté augmente, que nous avons près de 5 millions de sans emplois et que le chômage atteint déjà 40% chez la population immigrée ?
- Où est la justice sociale quand le contribuable finance des associations qui ne combattent que le racisme à sens unique alors que le racisme anti français est systématiquement ignoré et les plaintes classées sans suite ?
- Où est la justice sociale quand on condamne un journaliste pour avoir énoncé une vérité sur la délinquance étrangère, alors que des rappeurs incitant à la haine ne sont jamais inquiétés au nom de la liberté d'expression ?
- Où est la justice sociale quand la délinquance explose et que les droits des voyous passent avant ceux des victimes ?

Car si l'intégration a totalement échoué, c'est tout simplement parce que nos dirigeants ont confondu anti racisme et acceptation de l'autre, avec le renoncement à nos valeurs. Il ne fallait rien changer au moule républicain qui a permis depuis des siècles à des millions d'immigrés de devenir des citoyens français. Les règles d'intégration qui ont fait leur preuve avec des générations d'immigrés, étaient la force de la République. La faute majeure de nos élus est de les avoir ignorées."

Personnellement, j'avoue avoir quelques troubles, sachant que tout n'est pas faux...,  hélas !

03/09/2012

Là, je m'énerve !

J’avoue être très étonné par cette polémique concernant les cours de morale laïque que Vincent Peillon voudrait rétablir. Je dis bien rétablir.

Je me souviens étant petit avoir eu ces cours de morale et ne crois pas m’en être offusqué de même que mes parents. Je ne crois pas que ça ait fait de moi un facho, je vote Modem plutôt centre gauche...

Quoi ? On fait référence au pétainisme ? N’importe quoi. La morale laïque c’est ce que chacun devrait savoir et avoir à l’esprit en permanence. Qui s’offusque de ce projet ? Des gens qui pour la plupart n’ont eux aucune morale ni laïque, ni politique, ni économique.

Et puis, si on réfléchit bien, de quoi souffre le plus notre société ? De ne plus avoir de repères ni de règles. Et en premier lieu les enfants.

Oui, notre bonne vieille constitution nous donne des droits. Mais nous avons (tant pis si je me répète) aussi des devoirs, des obligations, des règles communes à respecter. Si on assiste à toutes les dérives qui s’étalent au quotidien sous nos yeux, c’est parce que cette morale laïque (il est bon aussi de souligner le mot laïque), tout le monde l’a un peu perdue de vue.

Sans être passéiste ni réac, je trouve l’idée excellente et même urgente à mettre en œuvre. Tout le monde s’en portera mieux : on dira bonjour aux gens que l’on croise, on laissera sa place aux femmes enceintes et aux personnes âgées, on tiendra la porte à la personne qui nous suit, on respectera les aînés (parents, professeurs, agents de la loi,…) Bref on redeviendra des êtres normaux et pas seulement des guerriers pour qui autrui devient trop vite l’ennemi à rabaisser ou à abattre.

Oooops ! Je viens de me réveiller en sueur. Je croyais que c’était déjà en route.

26/08/2012

Multiculturel mais français...

En réponse aux billets de Rosaelle et de Juan, j'apporte ma petite contribution à ce propos.
Comme je l'ai écrit il y a quelques temps, je suis né dans un département français d'Afrique du nord. De grands (voire arrière-grands ) parents alsaciens, lorrains, catalans, espagnols andalous ... J'ai vécu mes 20 premières années dans les trois pays d'Afrique du nord et ma culture de base est donc très imprégnée de culture et de coutumes arabo-espagnoles. J'ai aussi vécu très près de la frontière allemande et aux aux Antilles. J'ai eu un temps une quasi belle fille espagnole et une autre antillaise.
Donc le multiculturalisme, je connais un peu. Et j'insiste multiculturalisme étranger et français. Donc, sur le principe je n'ai pas d'a priori.
Mais par contre je revendique mon attachement à la France et à ses valeurs. Je revendique les droits accordés par notre République. Et maintenant j'en revendique encore plus les devoirs. Ces fameux devoirs que beaucoup d'entre nous ont tendance à oublier. Et donc tous ceux aussi qui viennent d'ailleurs pour ne bénéficier que des droits sans en accepter les devoirs.
Je sais mes propos peuvent paraître durs et intransigeants, mais si on revenait vraiment à ces valeurs, tout irait beaucoup mieux et plus facilement, non ?

17/08/2012

Tweeter n’est pas jouer !!!


Un incident est venu réveiller mes ardeurs épistolaires car je ne pouvais rester insensible à ce genre de choses. Hier, Juan @Sarkofrance a retransmis un tweet insultant qu’il a reçu.
On ne peut rester indifférent à ce genre d’intervention.


Toutes les opinions y compris politiques peuvent être émises par ce biais et par d’autres. Toutes les critiques, vannes et autres moqueries aussi. Mais que dire de la lâcheté et du manque d’imagination voire de conviction de certains qui rendus  "courageux" par l’anonymat que leur offre Twitter se lâchent pareillement ?

L’insulte pour l’insulte ne vaut rien et n’honore ni ne grandit celui qui l’émet. Elle est souvent et même toujours l’aveu flagrant d’un manque d’argument ou d’idée. C’est aussi le signe évident d’un manque d’intelligence total.

Nous avons pour beaucoup choisi de cacher notre véritable identité sous un pseudo qui pourtant nous représente. Et pour beaucoup aussi, nous essayons d’éclairer des idées, des discussion. Nous dénichons quelquefois des infos dont il semble important d’en faire profiter la tweeto-sphère. Il nous arrive même de nous envoyer quelques congratulations ou reproches avec la forme et sans acrimonie.

Ce genre d’espace n’est pas un lieu d’affrontement vulgaire et blessant. La courtoisie doit rester de mise de même que la qualité des propos qui y sont tenus. Sauf les blagues et autres forme de vrai humour bien entendu.

Alors @Mistral (perdant) ayez l’amabilité de dispenser votre prose inutile ailleurs, ou oubliez simplement d’intervenir mal à propos surtout à l’attention de l’un des plus irréprochables blogueurs de la tweeto-sphère.

Juan @Sarkofrance est de gauche et il l’assume. Je ne suis pas vraiment de gauche, mais je lui reconnais la justesse et la (presque) impartialité de ses billets. Respectons ceux qui savent s’exprimer et surtout argumenter leurs idées.

24/07/2012

Un seul être vous manque...

Moi qui ne vais jamais sur Facebook bien qu'ayant un compte, j'y suis allé faire un tour et bêtement j'ai cliqué sur l'avatar de mon prof de philo avec lequel j'avais renoué quelques contacts hélas trop espacés. Tellement espacés qu'il y avait bien 8 -10 mois que je n'avais pris de ses nouvelles. Tout ça pour y lire des mots de sympathie faisant état de sa disparition ! Quel choc !

Vous savez, ces gens qui croisent votre vie et y posent un repère définitif. Un de ces repères qui orientent définitivement votre vie. Ces repères tellement rares car ils évoquent une étape indispensable dans votre construction. J'en ai trois ou quatre du même type dans mon parcours et je sais que j'ai une sacrée chance.

Bref, mon prof de philo : c'était en 1968 au Maroc dans le lycée français officiel. Non que je considère la philo en tant que telle comme une discipline majeure, mais ... . C'est surtout ce personnage haut en couleurs, cet homme plus âgé que mois de seulement 6 ans et déjà agrégé de philo et et de maths. Cet amateur de littérature fantastique, ce batteur de génie amateur des Stones (alors que j'étais surtout Beatles). Cet homme à l'humour décapant et iconoclaste. Jeune coopérant venu de son Besançon natal pour essayer de nous sortir de notre condition d'idiots patentés. Prof atypique portant ostensiblement cheveux longs, moustache et mouche à la Zappa , costume trop large, chemise et cravate bien sur pas assorties. Jeune père d'un fils qu'il avait prénommé (sacrée référence) Donatien, Alphonse, François. Et qu'il a perdu trop tôt comme beaucoup au Maroc dans un stupide accident de voiture.

Je lui dois, moi le "pied-noir", la découverte de Camus ! Et de bien d'autres. Je lui dois des souvenirs impérissables, son amitié, et bien sûr ce qu'il m'a aidé à apprendre : la réflexion sur tout et sans tabou !

Merci Jean-Claude. Je te savais athée par conviction, alors, où que tu sois maintenant, j'espère que tu as atteint la sérénité et te dédie très respectueusement ces quelques lignes.

05/07/2012

Lettre de François Bayrou

Je reproduis ci-dessous in extenso la lettre que j'ai reçue comme tous les sympathisants du Modem. Considérant qu'elle a un réel intérêt pour tous ceux qui lisent mon blog, et d'ailleurs tour les français, je m'en fais le relais :

"Chers amis,

L’année 2011-2012 aura été une année chargée : la longue campagne de l’élection présidentielle, puis les élections législatives auront représenté pour nous autant d’engagements et de défis.

Le résultat de l’élection présidentielle (3 millions 300 000 voix et 9,2 % des suffrages), s’il n’a pas été à la hauteur de toutes nos espérances, a été cependant honorable. Mais les élections législatives ont été particulièrement difficiles. Je veux féliciter Jean Lassalle et Thierry Robert qui ont su forcer le destin, dans les Pyrénées-Atlantiques et à la Réunion, et rendre hommage aux candidats valeureux qui ont réalisé en moyenne un score de 3,3 % dans les quelque 400 circonscriptions où nous les soutenions. Pour ma part, comme vous le savez, au terme d’une triangulaire, j’ai été battu par la candidate PS.

Notre Conseil National a débattu de cette situation samedi. Je veux vous dire après une telle année et en cette veille de vacances, mon analyse et ma conviction.

Et d’abord vous dire ma détermination. Les combats que nous avons menés ont été des combats justes et les Français ne tarderont pas à s’en apercevoir. Je les assume tous.

C’est une grande fierté pour moi que d’avoir, sur tous les sujets, et depuis des années, dit la vérité à notre pays. Je continuerai à la dire. Dans quelques mois, devant l’évidence de la situation, nos concitoyens se poseront, de manière brûlante, cette question de la vérité.

Vérité sur le bilan du pouvoir précédent : le rapport de la Cour des Comptes, rendu public hier, met en lumière une fois de plus la gravité de la situation de notre pays ; et les chiffres du chômage, ceux de la croissance, ceux du commerce extérieur, vont dans le même sens.

Et vérité sur la situation réelle de la France sous la responsabilité du nouveau pouvoir. Chaque jour, le gouvernement annonce les coupes les plus sévères dans la dépense publique. C’était inévitable. Mais ce n’était pas annoncé. Les Français vont mesurer, dans leur propre vie, la distance entre les mots et les faits, entre les promesses et la réalité.

Dans peu de temps, ils regarderont le passé proche en se posant la question : « qui nous a dit la vérité quand il était encore temps ? ». Et ils sauront que nous ne nous sommes pas dérobés.

Ils n’ont pas suivi la proposition que nous leur faisions. Mais ils l’ont entendue, je le crois. Ils ne l’oublieront pas quand l’heure de vérité sera venue.

C’est en tout cas la confiance qui m’anime. Je sais et nous savons tous l’ampleur des changements que la France va devoir conduire : la crise obligera à repenser nos cadres de vie habituels. Si elle veut éviter le péril des extrêmes, il lui faudra se rassembler. J’aiderai à cette prise de conscience et à ces rassemblements.
Président de notre mouvement, en charge des grandes orientations, je m’adresserai à vous et à nos concitoyens sur tous les sujets essentiels.

Car il est des sujets qui vont devenir brûlants. La grande question européenne va exiger des réponses inédites. On voit bien que tous les dirigeants buttent sur une absence de vision de ce que peut être demain la vraie nature d’un tel ensemble, de sa gouvernance, et de ce que doivent être ses vrais périmètres d’action. C’est d’une vision nouvelle que nous aurons besoin. Je souhaite contribuer à cette réflexion.

C’est aussi vrai de la question de la relance de la production, de la défense des PME, de notre modèle social, de la place du travail, de l’avenir de l’intégration, de la refondation à concevoir de l’éducation, de la maternelle au collège de France. Je m’exprimerai sur ces sujets.

Mais je n’ai pas l’intention, dans les quelques mois qui viennent, de participer en première ligne aux affrontements et aux polémiques. J’ai la certitude que les déclarations sur l’actualité immédiate seront désormais moins éloquentes que les faits. C’est la réalité qui sera le juge de paix des débats du pays.
Chaque fois que l’actualité l’exigera, les vice-présidents de notre mouvement, Marielle de Sarnez, Jacqueline Gourault, Jean-Luc Bennhamias, Jean-Marie Vanlerenberghe, Robert Rochefort et Jean Lassalle, et notre porte-parole Yann Werhling occuperont cette première ligne, et ce sera avec pertinence et talent.

Des questions d’organisation se posent pour le MoDem. Il faut les identifier et les résoudre. La préparation des élections à venir, notamment des élections municipales, impose une méthode nouvelle pour repérer, ville par ville, et aussitôt que possible les personnalités, dans nos rangs ou proches de nous, à soutenir et à aider. J’ai demandé à Marc Fesneau de former une équipe de « quadras » pour conduire cette réflexion et faire à notre mouvement des propositions pratiques pour changer et améliorer notre vie commune. Vous pourrez participer, directement, à cette réflexion.

Il est un débat stratégique dans nos rangs qu’il faudra conduire jusqu’à sa conclusion.

Certains pensent que notre vocation, maintenant qu’une majorité nouvelle est en place est de nous rapprocher d’elle le plus vite possible.

D’autres, constatant nos difficultés électorales, plaident pour une réorientation au centre-droit.

Et nous sommes nombreux à penser au contraire que la bipolarisation dans laquelle on voudrait à toutes forces nous enfermer est une mauvaise chose pour la France, même si elle paraît provisoirement triompher.

Ce débat mérite d’être conduit avec sérieux et respect mutuel. En tout état de cause, ce débat dépend aussi de l’évolution des forces politiques autour de nous.

L’indépendance, ce n’est pas le refus des alliances. Mais je vous le dis avec certitude, la condition sine qua non de toute alliance, c’est l’existence et donc l’indépendance.

L’indépendance, c’est aussi la condition du dialogue. J’en donne ici l’assurance : si le dialogue est possible avec les courants politiques proches de nous ou compatibles, organisés ou inorganisés, nous sommes prêts à ouvrir ce dialogue avec eux. Cela vaut pour tous ceux qui se réclament des mêmes valeurs ou de valeurs proches des nôtres, qu’ils soient sur notre droite ou sur notre gauche. Car ma conviction est que le jour venu, tous ceux-là devront se rassembler pour participer au redressement de la France.

Les mois qui viennent vont être des mois de débats entre nous, à travers tout le pays. Chacun pourra s’exprimer. Nos moyens financiers vont être limités, bien sûr. Mais notre dévouement, notre engagement, notre imagination ne le seront pas.

Avec l’alternance au pouvoir, une période s’est achevée. Une nouvelle ère commence. Les solutions d’hier vont apparaître insuffisantes et inadaptées. Il va falloir que les Français réinventent un nouveau modèle pour la France et pour l’Europe. Devant ce défi, parce que nous sommes plus libres que d’autres, nous serons en première ligne.

Vous pouvez compter sur moi. Et je vous le dis avec la même franchise : j’ai besoin de vous, besoin de votre présence et de votre soutien.

Vous savez ma fidélité et mon amitié.
François Bayrou"

21/06/2012

Borloo centriste ?

Ou je ne comprends plus rien ou la terre tourne à l'envers.

Depuis quand Borloo peut-il revendiquer la création d'un centre indépendant ? Ex-sakozyste, allié aux félons morin-istes qui se sont tant et tant compromis avec l'UMPFN ! Si c'est pour encore - et toujours - avoir la culotte baissée devant les décisions ump-esques et faire de l'opposition systématique, il n'est nul besoin de créer un parti. Autant qu'ils se rallient directement à Fillon dont on peut reconnaître au moins qu'il refuse au moins toute compromission avec le FN. Pour le reste, on n'a pas vu beaucoup d'idées ou de valeurs mises en avant par l'un ou l'autre.

Non, décidément il ne peut exister qu'un seul vrai centre réellement indépendant : celui que représente François Bayrou et son Modem. Dès que les français se mettront enfin à réfléchir en terme de valeurs fondamentales, Bayrou reprendra la place dont il n'aurait jamais du être privé. La place d'un grand homme politique à qui tout le monde républicain et humaniste peut se référer.

En attendant, toutes ces péripéties et gesticulations ne sont que des prétextes à se montrer, à essayer de faire parler de soi à tout prix. Et ce n'est pas ça qui va redonner le goût de la politique aux - trop - nombreux absentéistes des dernières élections.

19/06/2012

Citation du jour

"Gauvain reprit :
- Et la femme ? qu'en faites-vous ?
Cimourdain répondit :
- Ce qu'elle est. La servante de l'homme.
- Oui. A une condition.
- Laquelle ?
- C'est que l'homme sera le serviteur de la femme.
- Y penses-tu ? s'écria Cimourdain, l'homme serviteur ! jamais. L'homme est maître. Je n'admets qu'une royauté, celle du foyer. L'homme chez lui est roi.
- Oui. A une condition.
- Laquelle ?
- C'est que la femme y sera reine.
- C'est-à-dire que tu veux pour l'homme et pour la femme…
- L'égalité.
- L'égalité ! y songes-tu ? les deux êtres sont divers.
- J'ai dit l'égalité. Je n'ai pas dit l'identité.
"

« Quatre-vingt-treize », dans Œuvres complètes de Victor Hugo, vol. roman III, Victor Hugo.

18/06/2012

Amis blogueurs...

Au lendemain de cette nette victoire de la gauche, je tenais à vous adresser cet humble message.

Amis Juan, RosaL, Jegoun, Melclalex, PhilippineLan, et les autres, que je suis avec attention depuis de nombreux jours. Vous qui qui m'avez amené sur ce terrain difficile de l'analyse, de la contestation et de la juste critique, ne laissez pas tomber ! Gardez votre humour mais aussi votre esprit critique pour continuer à commenter avec autant de justesse les jours qui arrivent.

Certes, c'était facile - ils nous ont bien aidés - de diriger nos attaques sur l'UMPFN. Maintenant, l'exercice sera plus difficile, voire gênant, de dénoncer ce qui n'ira pas, les erreurs de trajectoire, les batailles d'ego qui hélas ne manqueront pas.

Je ne suis pas obligatoirement de votre bord, byarou-iste de conviction, mais je ne condamne pas à l'avance cette législature ou cette présidence qui commencent. Mon mentor a prévenu de la "légèreté" de certaines propositions. Sachez vous aussi réagir quand cela se présentera malheureusement inévitablement.

Pour autant, je continuerai de vous suivre avec assiduité et intérêt. Et je saurai aussi vous relayer auprès de mes followers. Je saurai tout aussi bien vous contredire si je constate une "erreur".Vous n'en avez pas commises jusque-là. Donc ... espoir.

16/06/2012

Citation du jour... et de circonstance



"Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène."

L'Armée nouvelle, Jean Jaurès, éd. L'Humanité, 1915, chap. X (« Le ressort moral et social. — L'armée, la patrie et le prolétariat. »), III (« Internationalisme et patriotisme »)

Le rangement c'est maintenant

On va enfin pouvoir tourner cette page noire de notre démocratie ! Et renvoyer toute cette clique UMPFN à ses chères affaires.

La France va pouvoir - et devoir - s'occuper très sérieusement des valeurs importantes qui ont tellement fait défaut depuide - trop - longues années :

• moralisation du monde politique
• retour aux vraies valeurs démocratiques
• réindustrialisation de notre économie
• création d'emplois
• protection sociale
• ... et surout, et ce n'est pas le plus simple, assainissement des finances publiques.

La critique positive c'est maintenant ! Je n'ai pas voté Hollande avec anthousiasme. C'était pour moi le moins pire des choix. Pour autant, je lui laisse pour le moment le bénéfice d'une approche neuve pour ce quinquennat. La plupart de ses options me semblent correctes. Reste à savoir comment il va pouvoir, avec cette nouvelle assemblée, mettre en œuvre toutes les promesses de son programme.

Pour le moment, le doute subsiste, mais l'optimisme est de règle. Après tout, ce ne pourra être pire que le sarkozysme...

Il n'en restera pas moins de profondes cicatrices dont la moindre ne sera pas cette dernière dérive ultra-droitiste à laquelle nous assistons. Vade retro ! Il faut vraiment que les français se détournent de cette voie ouverte par certains élus UMP vers la lepénisation du pays.

Alors dimanche, votons républicains ! Et dimanche, amis du Béarn de gauche ou de droite républicaine, n'oubliez surtout pas François Bayrou.

14/06/2012

Twitter n'est pas jouer !

Cela fait un moment que je me pose beaucoup de questions. Sur Twitter (et les autres réseaux sociaux d'ailleurs).

Autant, j'ai été heureux de découvrir ce merveilleux moyen de communication instantané, autant, avec un peu de recul, je me sens frustré maintenant d'en découvrir les aspects les plus négatifs.

D'abord, il y a ce phénomène d'addiction que je pense ne pas être le seul à ressentir. En préparant mon café le matin, je lance tout de suite la mise à jour de mes tweets, pour pouvoir les consulter. Ensuite, pendant la journée, j'essaie de ne pas rester trop longtemps sans y revenir, car lire plus d'une centaine de tweets est souvent fastidieux : il faut faire le tri en ce qui est intéressant et ce qui pollue. Et pourtant je n'ai que 64 abonnements triés sur le volet. Et puis il faut RT ce qui semble important, dans les messages sérieux et dans les marrants. Bref, c'est du boulot. Et je me demande comment ceux qui travaillent ou dont ce n'est pas dans le cadre de leur activité font pour être aussi présents.

Et puis je suis ébahi de constater que la règle du jeu ne semble pas être comprise de tous. Tout ce qu'on y écrit peut être consulté par le monde entier. Donc, comment ignorer la portée des propos que l'on émet ? Comment une journaliste comme Valérie Trierweiler peut-elle ignorer les conséquences de ce qu'elle publie ? Comment quelqu'un dont l'importance - voulue ou pas - qu'elle a acquise par sa position peut-elle intervenir de cette façon aussi déplacée en pleine campagne des législatives ? Certes, je lui reconnais pleinement sa liberté de jugement, de positionnement politique, mais a-t-elle à un moment quelconque réfléchi à la portée politique de ses propos ? Je suis gêné. Inquiet de ce genre d'"aléa". C'en est un, mais je redoute - et pas seulement de sa part - de retrouver dans un avenir proche ce genre de gaffe.

La politique - la vraie - est un chose trop importante, trop sérieuse pour qu'elle mérite ce genre de traitement : il y a en premier lieu des cas beaucoup plus graves à traiter (front républicain, danger pour François Bayrou, dérives FN, ...). Ensuite, il y a et c'est un point qui m'a déjà fait réagir, l'emballement médiatique que cela suscite : les journalistes, tout attachement politique confondu, ne font plus leur vrai boulot. Tous sans exception s'engouffrent dans ces détails qui permettent de faire des Unes en perdant tout libre arbitre, toute capacité à faire de l'Information réelle sur des sujets d'importance.

Penser que cette affaire du tweet passe en tête de toute l'actualité me rend hystérique !

11/06/2012

Portnawak !

Entendu sur BFM des électeurs dire :

"...Je n'ai su qu'hier (la veille donc) qu'il y avait des législatives..."
"...On s'est trop mobilisés pour la présidentielle, alors là on en a raz le bol..."

Et hier les journalistes qui nous racontaient que la pluie avait été un "motif de désaffection". Une journaliste de France 2 disait même "... bien sur il faut être équipé pour la pluie..."

Je sais pas vous, mais moi je suis atterré par tant de conneries ! Franchement, il n'y a pas du foutage-de-gueule ?

Notre pays est devenu vraiment débile et on mérite d'être dégradés de trois notes sur le sismographe de la réflexion !!!

HURLEZ AVEC MOI !!!

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Les électeurs - ceux dignes de ce nom qui sont allés aux urnes - ont déjà donné la majorité dont le nouveau président avait besoin.

Certains de ses ministres ont été déjà confirmés au premier tour. On a vu aussi les anciens sanctionnés totalement ou partiellement.

Bon. Tout va bien ?

Non !!! Trois fois non.

Que se passe-t-il dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques ? Serait-ce la seule circonscription qui n'aime pas François Bayrou ?

Sur Twitter hier soir, j'ai constaté avec une immense joie la quantité de messages de soutien qui lui ont été adressés. Et pas seulement de son camp, mais aussi bien de gens de gauche que de droite. Un constat auquel j'adhère totalement : la France a besoin de lui. Nous avons tous besoin de lui !

On dit que l'UMP n'a pas digéré son vote Hollande à la présidentielle. On dit aussi que Martine Aubry a -pour le PS- voulu maintenir coûte que coûte sa candidate... On dit, on dit... Mais qu'a-t-on à faire de consignes nationales des états majors ? Vous iriez voter FN si c'était la consigne (même si vous êtes de droite) ?

Ce sont les seuls électeurs qui sont responsables de cet état de fait. Eux seuls portent cette lourde responsabilité dont j'espère -si François Bayrou perd son mandat- que les français se souviendront. Honte à eux !

La dignité dont il a  -une nouvelle fois- fait preuve hier soir, comme ses convictions profondes sont tout sauf l'expression d'un entêtement stupide que certains voudraient nous imposer comme idée. C'est ce qu'on appelle de la "conséquence". Il ne demande pas l'aide des autres partis. Il demande le réveil des électeurs. Comme il l'avait demandé à la présidentielle.

Jamais je n'ai été aussi fier de "mon" candidat. Il m'arrive de regretter de ne pas avoir pu voter dans sa circonscription. J'aurais fait du bruit, battu la campagne, expliqué la grande qualité de ses propos, la justesse de ses prises de position. Mais je suis là, impuissant, et une fois de plus à constater que -définitivement- "les français sont des veaux" !

10/06/2012

A voté !

Voilà la preuve :
Il pleut sur Villeneuve sur Lot...

La Mairie semble déserte, mais...

...c'est, bien sur pas la bousculade à 10h du matin.

Grasse matinée ? J'espère. Moi j'y suis allé avec ma femme comme à toutes les élections. Et maintenant je vais reprendre mon bricolage : finition de l'aménagement de mon atelier et peut-être création d'un dreamcatcher indien que j'ai vu sur internet... Pas de jardinage aujourd'hui !
Voilà, vivement ce soir pour les résultats...
Bon dimanche à toutes et tous !

09/06/2012

Demain est un autre jour

J'ai emprunté ce dialogue à Scarlett O'Hara dans le film "Autant en emporte le vent", car il résume un peu l'espoir de beaucoup.

Demain, nous allons voter. Nombreux j'espère.

Je reste un partisan convaincu de François Bayrou. J'ai bien entendu et je pense avoir compris ses propos. Alors bien sur, en mon âme et conscience, je lui reste plus que jamais fidèle. J'ai la "chance" de ne pas être tiraillé entre voter pour une candidat du Centre pour la France et un PS dans ma circonscription. J'ai aussi la chance de voter pour un ministre en fonction - Jérôme Chuzac - et je suis soulagé de ne pas avoir de choix cornélien. J'irai donc mettre mon butin dans l'urne avec beaucoup de conviction, sachant que je ne trahirai pas mon camp, et qu'en plus je contribuerai à donner une majorité au président que nous avons élu. Je souhaite qu'il continue sur la voie qu'il a commencé à tracer.

Mais je reste vigilant et inquiet de la tournure que prendra l'après législatives. On a déjà assisté, ici ou là, à quelques petites dérives - la prime de Vals, l'excès de vitesse du convoi présidentiel, les dérapages de Duflot,... - pas bien graves au regard du précédent quinquennat. Mais quand même. Serait-ce une fatalité que, dès que le pouvoir nous appartient, il faille sortir du droit chemin en France ?

Je souhaite donc pour demain un République enfin irréprochable, une république qui n'ait comme objectif de rassurer les français de toute condition et de toute opinion. Une République rassembleuse et active à se redresser enfin. Une République qui saura faire en sorte que les extrêmes de tout bord n'aient plus d'arguments.

Mais, "Demain est un autre jour"...

03/06/2012

Et hop ! Une citation...

"En France, on est toujours en train de voter. Et quand on vote pas, ils nous sondent… non, avec des journaux. Remarquez, le résultat est le même : on l'a un peu dans le cul."

La politique, Coluche, album Coluche : l’intégrale, vol. 3, 1989 chez Carrère